Adepte de l'œuvre et du message de Frans Krajcberg, de son "cri artistique pour la planète", Mathilde Wolff nous sensibilise, dans sa pratique, aux enjeux environnementaux.

En 2016, elle voyage au Brésil pour découvrir la forêt Atlantique, réservoir de biodiversité, tragiquement massacrée. Elle crée la série « Na Mata » où les formes végétales deviennent des sujets flottants, où la forêt résonne à travers la fragilité des calques, la finesse du trait, l'effacement mais aussi le foisonnement, la multiplication des textures. 

Ce travail de sensibilisation au drame de la déforestation et à l'appauvrissement de la biodiversité s'incarne dans une opposition : d'un coté la générosité esthétique et la beauté formelle de la nature, de l'autre la menace et la disparition.

Mathilde Wolff prend le parti de mixer des techniques difficilement compatibles : l'aquarelle, et le collage de calque sur le papier texturé. La réalisation, éphémère, trouve sa finalité dans une ultime étape digitale. L'étroite collaboration entre l'artiste et sa retoucheuse permet un travail précis et sensible. Le tirage digigraphique vient alors transcender la perception.

Mathilde Wolff est une artiste peintre née en 1964.

Elle étudie à l’Ecole des Beaux- Arts de Caen et de Rennes. Elle partage aujourd’hui son temps entre son atelier de Paris et celui d'Agon Coutainville en Normandie.

2020 Mathilde Wolff Costa Rica.jpg
 

Série Na Mata

Février 2016 - Paris / Sao Paulo - Sao Paulo / Rio*

 

Ce n’est pas un déclic, c’est une rencontre.

La Mata Atlantica c’est la beauté qui cogne aux yeux. Pure et morcelée.

Le massacre du couloir vert, plus grand réservoir de biodiversité au monde, non plus comme un lieu commun, un banal récit ou une étude statistique, mais comme une réalité qui provoque des images glaçantes.

Impossible alors d’échapper à l’idée que la vie est menacée.

 

C’est de cette menace, de cette précarité, dont il est question dans NA MATA.

Il est question d’une attention précise, proche de la fascination, pour des formes végétales qui deviennent des sujets flottants dans un paysage décomposé / recomposé. 

La Mata Atlantica résonne à travers la fragilité des calques, la finesse du trait, l’effacement, mais aussi le foisonnement, la multiplication des textures.

* D'autres voyages, en Amérique Centrale, sont venus depuis alimenter cette série.

 

Instagram